Après avoir découvert le claustro Cube il y a tout juste 20 ans, Escape Game entre en jeu dans un concept qui reste le même avec un petit peu plus d’élaboration dans le fond et la forme.
C’est une première au cinéma, le concept de l’escape game est de plus en plus populaire dans le monde entier. Aujourd’hui, le maître de l’horreur Adam Robitel nous livre un long métrage dédié au jeu. Le résultat est intéressant avec de bonnes trouvailles, de bons angles de vue et une angoisse inévitable.
Six personnes se retrouvent dans une situation incontrôlable où seule leur intelligence leur permettra de survivre.

Un concept international

Initialement, l’escape game est un jeu d’évasion purement fictif. Cependant, le cinéaste Adam Robitel en a décidé autrement dans son troisième long métrage. Le réalisateur s’attaque à son troisième film. Il est spécialiste de l’épouvante-horreur et le thriller où il a fait ses preuves dans L’étrange cas de Deborah Logan et Insidious La Dernière clé.
C’est la première fois que le sujet est abordé dans les salles obscures : l’escape game. Les règles sont simples : il y a 1 équipe, 1 escape room, 1 heure tout au plus pour s’en sortir. Un brillant mélange d’objets à trouver, d’énigmes à résoudre, de mécanismes et de cadenas à ouvrir afin d’arriver au bout du parcours. C’est avec ce concept que le film va naître et offrir un sentiment d’horreur et de suspense durant plus d’une heure et demie.

be art magazine 5 protagonistes enfermes dans une salle, eclairage rouge, canape, table
extrait du film

Une fiction rattrapée par la réalité

Bien que l’idée de départ soit originale, le film a eu du mal à sortir sur les écrans durant plusieurs mois. Et pour cause : la mort tragique de 5 adolescents polonais dans un incendie ayant éclaté pendant un vrai escape game.
Dans l’esprit d’un film d’horreur, Escape Game montre un jeu divertissant et convivial qui va cette fois-ci avoir des proportions mortelles.
L’idée de faire une oeuvre au cinéma débute avec le producteur Ori Marmur qui trouve l’idée lorsqu’il fait un escape game avec sa famille. Le potentiel cinématographique était indéniablement présent. Il déclare : « Comme le concept a été adopté partout dans le monde, le thème du film pouvait avoir une portée internationale. “J’ai trouvé que c’était très immersif et extrêmement drôle ».

La peur au ventre ?

Dès les premières minutes, nous sommes littéralement plongés dans le jeu interactif. Le ton est donné, avec 1 heure et 40 minutes, le long métrage ne doit pas être lent et lassant.
Avec un première quart d’heure explicatif, le jeu commence avec des règles préoccupantes. Par des décors uniques, le film promet un fort intérêt des différentes pièces construites. La construction des séquences à huit clos sont bluffantes. Nous découvrons un environnement angoissant et une deadline oppressante qui peut rapidement attiser notre curiosité.

be art magazine Taylor Russell McKenzie regardant un objet
extrait du film

Une intrigue prenante

Comme beaucoup de monde, nous sommes intrigués par la recherche de dossiers, d’informations, d’objets mystérieux et tant d’autres choses. Pourquoi ne pas réunir quelques protagonistes et leur faire chercher des indices. Parfois tiré par les cheveux, cet Escape Game nous fait passer un bon moment d’angoisse qui titille notre rétine pour le meilleur et pour le pire… surtout le pire

En bref

Sans être un simple escape game de tous les jours, ce Cube version 2019 cache à la fois une intrigue bien ficelée et prévisible selon différents points de vue. Le rythme est présent avec un casting méconnu du grand public (une routine pour les films d’horreur de ces dernières années). Si le produit reste commercial dans son fondement, il reste cependant aguichant dans diverses scènes. Adam Robitel mise sur un concept populaire et faire mouche pour offrir un petit thriller sous des accents d’horreur. Cérébral, bête et méchant, le film répond aux attentes des fans du genre.


Date de sortie : 27 février 2019
Durée : 1h 39min
De : Adam Robitel
Avec : Taylor Russell McKenzie, Logan Miller, Deborah Ann Woll
Genre : Thriller
Nationalités : Américain, Sud-Africain

Jordan Tissot
Journaliste web culture & médias. Il est né en 1991, l’année de Terminator 2 : Le Jugement dernier de James Cameron. Enivré de culture et de cinéma, il est passé par de nombreux supports culturels, il contribue désormais à la rubrique cinéma de Be’Art Magazine depuis quelques années.

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