De retour au Grand Rex, pour deux dates exceptionnelles, Vladimir Cosma entre dans les murs de la mythique salle de spectacle parisienne. Il n’est pas surnommé le « compositeur aux 500 musiques de films » pour rien. Pour notre plus grand plaisir, le maestro a dirigé un orchestre symphonique. Accompagné d’un grand chœur, d’un plateau de solistes exceptionnels et d’invités surprises.

Un retour mémorable au Grand Rex à Paris

Pour ce grand retour à Paris, le maitre des bandes originales de films nous réserve ses plus grands classiques du cinéma français. Les bandes sonores les plus symboliques telles que La Boum, La Chèvre, Le Grand Blond, Rabbi Jacob et tant d’autres succès.

Dans ces deux shows, Vladimir Cosma propose des partitions inédites dans de nouvelles versions arrangées spécialement pour des représentations Live. Après plus de trois heures de musique, nous sommes rassasiés par ses mélodies familières et cet orchestre symphonique accompli. A 78 ans, Vladimir Cosma offre un résultat live bluffant avec de nouveaux accords modernes.

Un compositeur légendaire

Connaissez-vous l’essentiel du maestro originaire de Bucarest ? Issu d’une famille de musiciens. Son père est pianiste et chef d’orchestre, sa mère est musicienne et championne d’Europe et de Roumanie de natation ; son oncle, Edgar Cosma, est compositeur et chef d’orchestre ; une de ses grand-mère est pianiste, élève de Ferruccio Busoni. Nous connaissons désormais cette envie et cet amour pour la musique dont Cosma est fier.

Tout commence en 1968, le cinéaste Yves Robert lui confie sa première bande originale de film pour le long métrage Alexandre le bienheureux. Il remplace Michel Legrand qui ne peut travailler sur le projet. Ce projet, dans les années 60 fera de Vladimir Cosma, l’un des compositeurs les plus en vogue des années 70 et des décennies suivantes.

En 50 ans de carrière, il a composé plus de 500 partitions pour des films au cinéma ainsi que des séries télévisées. De L’As des as au Père Noël est une ordure en passant par L’Étudiante, Les Aventures de Rabbi Jacob, La Boum, le Bal et de nombreux autres bandes originales cultes.

Des mélodies universelles

C’est au Grand Rex que Vladimir Cosma a livré ses plus belles partitions, dans la joie, l’humour et la bonne humeur. Doté d’un humour sans pareil, le musicien se distingue à nous parler de diverses anecdotes pour chacune des bandes sonores. Il ouvre le bal avec le final de L’As des as, une entrée en matière rythmée et nostalgique à souhait. Se succèderont de nombreux morceaux emblématiques tels que Le grand Rabbi du film Les Aventures de Rabbi Jacob. Une ribambelle de choeurs majestueux l’a accompagné.

De nombreuses surprises laissent les spectateurs sans voix avec la venue de Richard Sanderson. Ce dernier interprète le tube Reality du film La Boum composé par Monsieur Cosma. Entre deux surprises, Cosma délivre les secrets des compositions avec le cinéaste Francis Veber. De La Chèvre au Diner de Cons, il commandera les partitions revisitées.

Pour la musique du film Les Sous Doués En Vacances, le compositeur fait appel à une pointure de l’imitation. Le jeune et prometteur Michaël Gregorio interprète ce rôle. Ce dernier imite Guy Marchand avec brio sur le titre Destinée accompagné de l’orchestre symphonique parisien. 

Si le maitre d’oeuvre nous fait quelques surprises avec des invités de marque. Il performe avec la venue d’un duo de DJs talentueux. Il s’agit de Polo & Pan, un duo musical français de musique électronique qui revisite quelques titres du virtuose roumain. Après le renouveau de la bande originale du film Le Grand Blond, une standing ovation est donnée par l’univers intéressant du duo. 

Du Jouet à La Course à l’échalote, toutes les mélodies phares sont interprétées dans un sanctuaire cinématographique, le Grand Rex. A la fois plaisant et moderne, le concert est complet. Il propose des surprises de taille et une modernité surprenante du compositeur.

https://www.youtube.com/watch?v=odcQsCQAKQ8

Vladimir Cosma : Ses inoubliables musiques de film

Orchestre symphonique, grand chœur, chanteurs, solistes et invités surprise

Jordan Tissot
Journaliste web culture & médias. Il est né en 1991, l’année de Terminator 2 : Le Jugement dernier de James Cameron. Enivré de culture et de cinéma, il est passé par de nombreux supports culturels, il contribue désormais à la rubrique cinéma de Be’Art Magazine depuis quelques années.

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