Après plusieurs adaptations cinématographiques sur Spider-Man l’homme araignée, c’est au tour de Venom, l’anti-héros au costume noir de s’afficher sur grand écran. Dans la peau du symbiote horrifique, Tom Hardy répond présent et va même jusqu’à signer plusieurs longs métrages prévue autour du film Venom. Résultat des courses, Sony offre un Venom aussi sombre que son protagoniste.

Le journaliste Eddie Brock mène une enquête sur le dirigeant d’une société nommée Life Foundation. Cette dernière travaille sur des matériaux extraterrestres en menant des expériences sur des humains. Eddie est alors infecté par un symbiote, qui va petit à petit prendre le contrôle de son corps et de son esprit, pour devenir Venom.

Un anti-héros charismatique

Tout commence en 1984 avec Eddie Brock, un journaliste du Daily Globe qui sera le premier personnage à endosser le costume du mythique symbiote Venom. La même année, il apparaitra pour la première fois dans la série de comics The Amazing Spider-Man. Au cinéma, l’antagoniste apparait sous les traits du comédien Topher Grace dans Spider-Man 3 de Sam Raimi en 2007.

Dans l’histoire des comics, Venom est considéré comme l’un des personnages les plus redoutables et les plus connus de la saga Spider-Man, tant par sa nature de version maléfique de Spider-Man que par son côté très controversé. C’est aussi pour cette raison que Tom Hardy accepte immédiatement le rôle.

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Le comédien de Mad Max : Fury Road déclare : « Je trouve que c’est un personnage génial. J’aime les jouer tous les deux. C’est un amuse-bouche et pour Sony, c’est le lancement du Venomverse. Nous avons prévu que cela soit un univers indépendant ».

Cela fait un moment que le projet Venom est sur les rails, la production du film peine cependant a démarrer avant 2017. Initialement, le film sur l’ennemi de Spider-Man aurait du voir le jour après la sortie de Spider-Man 3 et ainsi être identifié comme un spin-off direct rattaché au film de Sam Raimi. Bien que l’ébauche Venom fut enterrée plus d’une fois depuis 10 ans, Sony parvient à forcer le destin en dévoilant un long métrage consacré au super-vilain de chez Comics.

Un film indépendant

C’est entre les murs du Pathé Beaugrenelle que Venom s’invite pour près de deux heures. Proposant l’expérience 3D et 4DX, le spectateur participera à un moment unique. Depuis sa sortie aux Etats Unis, le film de Ruben Fleischer (Gangster Squad, Bienvenue à Zombieland) est décimé par les critiques négatives, un sentiment de haine qui s’acharne sur cette production détériorée à souhait. Cependant, Venom reste dans la simplicité et le concret avec un Tom Hardy fidèle à lui même dans la peau du reporter Eddie Brock.

A la fois drôle, maladroit et héroïque, le personnage principal est parfaitement interprété par Hardy tant dans le fond que dans la forme. En effet, les effets spéciaux peinent à montrer des images extraordinaires à la Avengers. Toutefois, le travail est rempli avec une mise en scène sombre et intéressante avec sa petite touche d’humour qui fait la différence.

be art culture venom au cinéma

Scénaristiquement parlant, Sony aurait pu faire beaucoup mieux. L’idée de départ quand à elle reste plausible et lucrative pour livrer un long métrage de super-héros à la hauteur. Nous découvrons un Eddie Brock fatigué, malade et trompeur, imprégné par un Symbiote, une sorte d’extra-terrestre qui rentre dans les corps humains. Venom fait alors son apparition avec une voix off assez drolatique sur la longueur.

L’une des premières erreurs du film se concentre sur l’apparence de l’anti-héros. Tom Hardy devait incarner ce dernier en performance capture. Gigantesque dans les œuvres originales, Venom ne peut pas être interprété avec cette technologie. Nous le voyons distinctement dans le film, le super-vilain est entièrement en images de synthèse. Fiable sur certains angles, artificiel sur d’autres, c’est un détail qui n’altère en rien avec l’efficacité du projet.

Le divertissement est bien présent, la distribution tient la route sans aucune faille à l’exception du grand méchant incarné par Riz Ahmed. Fleischer souhaitait faire un long métrage indépendant illustrant un anti-héros implacable, l’aboutissement est là. De l’action, un trait d’humour plaisant et un ton horrifique qui aurait pu être légèrement plus atypique. 

Date de sortie : 10 octobre 2018
Durée : 1h 52min
De : Ruben Fleischer
Avec : Tom Hardy, Michelle Williams, Riz Ahmed
Genres : Science fiction, Action
Nationalité : Américain

Jordan Tissot
Journaliste web culture & médias. Je suis né en 1991, l’année de Terminator 2 : Le Jugement dernier de James Cameron. Enivré de culture et de cinéma. Passé par de nombreux supports culturels, je contribue désormais à la rubrique cinéma de Be’Art depuis 2018.

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