Dwayne Johnson est désormais le comédien le plus Bankable de ces dernières années, il enchaine les rôles musclés dans des Blockbusters à succès. Aujourd’hui, l’ancien catcheur revient avec Rampage l’adaptation du jeu vidéo culte des années 80. Le comédien de 45 ans porte ce long métrage à bout de bras, il casse du monstre géant et saute d’un immeuble en hélicoptère. En bref, il s’agit d’un bon moment de cinéma avec son lot de failles prévisibles.

Primatologue de profession, David Okoye a plus de mal à nouer des liens avec ses semblables qu’avec les singes. Pas étonnant qu’il se soit pris d’affection pour George, adorable gorille d’une intelligence hors du commun, dont il s’occupe depuis sa naissance. Mais suite à une expérience génétique catastrophique, George se métamorphose en monstre incontrôlable.

Et il n’est pas le seul puisque d’autres animaux se transforment en prédateurs enragés aux quatre coins du pays, détruisant tout sur leur passage. Okoye décide alors de travailler d’arrache-pied avec une généticienne pour mettre au point un antidote. Pourront-ils à temps empêcher la planète d’être ravagée ?

De la borne d’arcade au grand écran

Aux manettes de ce nouveau projet à gros budget, on retrouve Brad Peyton, le réalisateur de Voyage au centre de la Terre 2 : L’Île mystérieuse et San Andreas qui dirige ici Dwayne Johnson pour la troisième fois. Pour le cinéaste, c’est un réel plaisir de pouvoir naviguer aux côtés du comédien américano-canadien. En effet,  le metteur en scène aime voir Dwayne dans des situations démesurées, dangereuses ou de grandes envergures.

Dans Rampage : Hors de contrôle, l’ancien lutteur professionnel va pouvoir s’investir à bon escient et montrer à nouveau l’étendue de ses compétences. Brad Peyton passe désormais du séisme de magnitude 9 aux monstres gigantesques avec un Dwayne Johnson qui est sans aucun doute l’homme de la situation. Les origines du projet d’adaptation remontent à 1986, un jeu vidéo du nom de Rampage est développé et ensuite édité par Bally Midway sur borne d’arcade.

Le concept du jeu est simple, il propose d’incarner des monstres gigantesques tentant de survivre dans une ville contre l’armée. Sur cette base scénaristique, le film est rapidement mis sur les rails. Warner Bros Pictures achète les droits d’adaptation du jeu vidéo pour 33 millions de dollars. Avec un tel projet, les fans ne seront pas déçus selon Dwayne Johnson qui déclare, « Brad et moi, on est comme des gosses quand on travaille ensemble sur ce genre de projets ».

L’idée première de Brad Peyton était de faire redécouvrir l’histoire du jeu vidéo, c’est à dire offrir de nouvelles possibilités et de nouvelles histoires entrecoupées. En partant des origines du modèle des années 80, le réalisateur tente une création originale, des monstres dantesques et une émotion forte pour les spectateurs.

Une tête d’affiche sans saveur

Après avoir été aspiré dans la jungle du terrible jeu Jumanji, Dwayne Johnson ne compte pas se reposer sur ses lauriers. Avec Rampage, le comédien confirme son statut d’Action Man et de star internationale. Ce dernier enchaine les prouesses musclées. En effet, sa condition physique est plus que prometteuse dans la peau de ses personnages.

Aujourd’hui, Johnson est un petit peu comme le nouveau Arnold Schwarzenegger, il accepte de nombreuses propositions au cinéma sans forcément s’atteler à regarder le fond et la forme du personnage. L’aspect prévisible de Rampage était trop important, le spectateur peine à trouver une certaine dynamique lors de plusieurs séquences.

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Malheureusement, Brad Peyton offre un film lambda qui n’a pas un grand intérêt, nous découvrons un condensé de King Kong et Godzilla sans grande saveur. Si le côté fun prône durant tout le long métrage, beaucoup d’éléments inutiles font ralentir la machine hollywoodienne. L’esthétique visuelle reste le point culminant du produit qui tente de très gros coups de bluffes, des moments qui n’affaibliront pas nécessairement l’essentiel du travail.

Dans son état sonore et visuel, Rampage est convaincant, il ne fait pas du sur place et promet des images de toute beauté. La reconstitution de la ville de Chicago où se déroule l’affrontement final est minutieusement reproduite dans les moindres détails.

Dans les 20 dernières minutes, nous découvrons un champ de bataille gigantesque, c’est sur le plateau de 12 hectares de Third Rail Studios à Atlanta qu’a été construit tous les ingrédients de cette séquence incroyable. En plus d’un effet de reconstitution, Brad Peyton souhaite communiquer cette immersion à travers ses personnages.

C’est le cas avec les trois monstres de plusieurs mètres de hauteur qu’il crée afin de nous faire frissonner, l’impact oculaire n’est pas si mauvais que ça. Pour le gorille George, nous avons un mélange de soins visuels conçus par une société spécialisée dans les effets spéciaux. A côté de tout ça, il y a aussi une performance-capture assez réaliste où l’acteur Jason Liles se prête au jeu.  

Avec un Dwayne Johnson peu crédible mais fort sympathique, Rampage n’atteint malheureusement pas des sommets mirobolants. Un petit blockbuster de bonne facture qui est parfois mal aiguillé dans la longueur. Cependant, l’effet rétinien est satisfaisant avec des prises visuelles détonnantes et une motion capture délicieuse.

Date de sortie : 2 mai 2018
Durée : 1h 40min
De Brad Peyton
Avec Dwayne Johnson, Naomie Harris, Malin Akerman
Genres Aventure, Action
Nationalité Américain

Jordan Tissot
Journaliste web culture & médias. Je suis né en 1991, l’année de Terminator 2 : Le Jugement dernier de James Cameron. Enivré de culture et de cinéma. Passé par de nombreux supports culturels, je contribue désormais à la rubrique cinéma de Be’Art depuis 2018.

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