8 ans après la création originale signée Matthieu Delaporte et Alexandre De La Patellière, Le Prénom est de retour sur les planches parisiennes avec de nouveaux comédiens et une mise en scène retravaillée par Bernard Murat.

Succès au théâtre puis au cinéma, ce huis clos est un concentré de dialogues géniaux et de personnages hauts en couleurs. Cette nouvelle mise en pratique est une belle surprise, Florent Peyre et Jonathan Lambert apportent un nouveau ton humoristique, quand à la distribution féminine, Marie-Julie Baup campe une Babou divine et désopilante.

Une comédie intemporelle

Porté par Patrick Bruel et Guillaume de Tonquédec au cinéma, le succès sur les écrans parisiens en 2012 est inévitable, Le Prénom est devenu un classique du genre, il traversera toutes les générations. Pour le metteur en scène Bernard Murat, l’idée première était de faire revivre la pièce avec de nouveaux ingrédients, de nouveaux comédiens et une nouvelle saveur.

Comme il le déclare dans une interview, « Quand quelque chose est vivant dans votre esprit, et que ces paroles d’un coup se taisent… Il faut les faire revivre. La pièce est très singulière. Elle est très écrite, ce n’est pas une pièce dite «de Boulevard». J’avais envie que ces personnages vivent de nouveau ».

be art culture le prénom

Partant d’une petite farce, Le Prénom va déclencher un séisme au sein d’un diner convivial. L’histoire, c’est celle de Vincent (Florent Peyre), la quarantaine triomphante, qui va être père pour la première fois. Invité à dîner chez sa sœur et son beau-frère, il y retrouve Claude, un ami de ses meilleurs amis d’enfance.

En attendant l’arrivée de sa femme Anna, Vincent enchaine les mauvaises blagues concernant son futur enfant. Lors de cette soirée, il lui vient une idée drôle et saugrenue. Avec de nombreuses questions sur sa future paternité, ce dernier trouve ici une occasion de chambouler cette soirée si amicale. Lorsqu’on lui demande s’il a déjà choisi un prénom pour l’enfant à naître, sa réponse plonge le groupe dans la confusion la plus totale.

Avec une nouvelle intensité dans le jeu, ce nouveau Prénom est différent de l’œuvre originale. Les nouveaux comédiens apportent un cadre original dans les situations les plus comiques et rocambolesques. Une nouvelle génération était indispensable au succès de cette relecture. Si ce n’est pas facile de passer après Patrick Bruel, Valérie Benguigui ou Guillaume de Tonquédec, la nouvelle troupe relève le défi sans s’essouffler durant près de deux heures.

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Dès son levé de rideau, Le Prénom se dévoile, la talentueuse Marie-Julie Baup alias Babou fait déjà des merveilles avec une petite pensée pour la regrettée Valérie Benguigui. Jonathan Lambert et Florent Peyre sont les deux novices de la pièce avec plusieurs one-man-show à leur actif, les deux protagonistes livrent une prestation très intéressante. Déjà pressenti pour le rôle en 2010, Sébastien Castro campe Claude à la perfection, ce dernier réinvente le personnage avec brio. 

Qui dit nouvelle mise en scène, dit forcément de nouveaux raccords, de nouvelles improvisations et nouveaux dialogues. Incomparable à l’œuvre originale, ce nouveau Prénom n’est pas meilleur ou en dessous, il est différent avec de bonnes et de mauvaises phases, le résultat en est concluant avec une énergie débordante et une brise agréable. 

« Le Prénom », au Théâtre Édouard VII, 10 Édouard VII Square (IXe)
Du mardi au samedi à 21h, et le samedi à 17h30. Jusqu’au 6 janvier 2019. Tél: 01 47 42 35 71

Jordan Tissot
Journaliste web culture & médias. Je suis né en 1991, l’année de Terminator 2 : Le Jugement dernier de James Cameron. Enivré de culture et de cinéma. Passé par de nombreux supports culturels, je contribue désormais à la rubrique cinéma de Be’Art depuis 2018.

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