Trois ans après La Terre brûlée, Wes Ball ressurgit au coeur du phénomène Le Labyrinthe avec un dernier opus et clôture ainsi la franchise. Thomas et ses amis reviennent dans Le remède mortel, un final dépassant toutes les limites des deux premiers volets.

Le cinéaste met en scène un long métrage post-apocalyptique avec un nouvel univers renversant gorgé de cristal et d’acier. Plus de deux heures pour nous offrir un spectacle de bonne facture avec des séquences d’action à couper le souffle. Le metteur en scène délivre une conclusion spectaculaire à la fois imprévisible et dynamique.

Dans cet ultime volet de l’épopée du Labyrinthe, Thomas et les Blocards s’engagent dans une ultime mission, plus dangereuse que jamais. Afin de sauver leurs amis, ils devront pénétrer dans la légendaire et sinueuse Dernière Ville contrôlée par la terrible organisation WICKED.

Une cité qui pourrait s’avérer être le plus redoutable des labyrinthes. Seuls les Blocards qui parviendront à en sortir vivants auront une chance d’obtenir les réponses tant recherchées depuis leur réveil au cœur du Labyrinthe.

Un dernier pour la route

En 2013, le tournage du premier Labyrinthe débute à Baton Rouge en Louisiane. Au casting, de nouveaux espoirs du cinéma américain. Après sa sortie dans les salles en 2014, le succès est immédiat, le film réunit plus de 3 millions de spectateurs en France et rapporte près de 300 millions de dollars dans le monde.

La descendance est assurée pour le lancement de la franchise. En effet, le long métrage connait une suite en 2015 avec Le Labyrinthe : La Terre brûlée, un second épisode qui rencontrera un triomphe similaire à son prédécesseur.

Pour Le Labyrinthe, tout a commencé il y a 6 ans. La sortie du roman L’Épreuve est annoncée comme une trilogie de romans de science-fiction. Un échantillon que l’on doit à l’écrivain James Dashner dont le premier tome en français est paru en 2012. L’ouvrage est aussitôt adapté au cinéma 2 ans plus tard par la 20th Century Fox.

Aujourd’hui, Wes Ball s’apprête à clore cette trilogie avec finesse en décidant d’apporter du sang neuf pour les dernières aventures de Thomas et ses compagnons. Pour ce faire, le réalisateur pioche des idées ingénieuses en commençant par le lieu de tournage.

C’est au Cap, en Afrique du Sud que l’équipe du film pose ses valises. Connue pour être la capitale mondiale du design par ses hauts buildings et son architecture hors norme, le metteur en scène crée un univers démesuré à l’image de la trame scénaristique.

Pour cette dernière démonstration de force, Wes Ball mise sur l’extrémisme des séquences d’action afin de surpasser les deux premiers opus. Un tournage intense qui provoque l’accident de l’acteur principal Dylan O’Brien, obligeant l’interruption des plateaux durant plusieurs mois, jusqu’au rétablissement complet du comédien. Le jeune espoir prometteur commente : « La scène d’ouverture est sans doute l’une des séquences les plus physiques et impressionnantes de la trilogie ».

Un récit qui se termine sur les chapeaux de roues

En effet, les premières minutes sont à la fois survitaminées et efficaces. Le ton est donné, une course poursuite aux côtés d’un train à grande vitesse accroche immédiatement le spectateur. Avec ce troisième film, nous comprenons sans mal que Wes Ball innove avec de nouveaux décors, une nouvelle structure solide de bout en bout.

Sans être un long métrage tape-à-l’œil, nous retrouvons tous les ingrédients bénéfiques au succès de la franchise. Les scènes d’actions sont sobres et élégantes avec un esprit calibré dans la veine de Mad Max : Fury Road et Hunger Games. 6 mois après les événements du second volet, nous sommes pris dans la ligne successive de l’action qui se déroule à la fois en plein désert post-apocalyptique et dans un univers futuriste insidieux.

Plus moderne et intime que les deux premiers volets, Le remède mortel mise sur un rythme soutenu et de nouvelles intrigues perpétuelles. A l’occasion de cette ultime aventure, nous aurons l’occasion de voir quelques bonds dans le futur, un raisonnement directement rattaché au premier film.

Si la course poursuite et la chasse à l’homme était de rigueur auparavant, c’est une autre histoire pour Thomas, Newt, Brenda et les autres. Désormais, ils luttent contre l’organisation Wicked et souhaitent en finir une bonne fois pour toute.

La mise en place d’un plan d’infiltration va immédiatement laisser planer un engouement certain pour le spectateur. En chef de file, Dylan O’Brien reste stoïque et persévérant dans sa prestation quasi-parfaite.

Thomas Brodie-Sangster et Ki Hong Lee ne se laissent pas distancer et procurent cet élément émotionnel fort et distinct. Quand à Kaya Scodelario, la tête d’affiche féminine, étonne et performe dans un rôle plus complexe qui laisse énormément de possibilités.

Un film comme Le remède mortel est un produit haut de gamme, c’est ce qui se fait de mieux à Hollywood. Plus qu’un ordinaire Blockbuster, ce troisième acte est un hymne au divertissement visuel, le résultat final est concluant, tous les éléments sont exploités dans les moindres recoins pour ne laisser aucune miette. Une conclusion qui réserve son lot de rebondissements attrayants et de séquences visuelles surprenantes, offrant un dénouement homérique. 

Date de sortie : 7 février 2018
Durée : 2h 22min
De : Wes Ball
Avec : Dylan O’Brien, Kaya Scodelario, Thomas Brodie-Sangster
Genres : Science fiction, Aventure
Nationalité : Américain

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Jordan Tissot
Journaliste web culture & médias. Je suis né en 1991, l’année de Terminator 2 : Le Jugement dernier de James Cameron. Enivré de culture et de cinéma. Passé par de nombreux supports culturels, je contribue désormais à la rubrique cinéma de Be’Art depuis 2018.

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