Après L’Assaut, Gibraltar, Lukas ou encore Braqueurs, le réalisateur Julien Leclercq s’attaque une nouvelle fois à son genre de prédilection. Avec La Terre et le sang, le cinéaste nous sert un film d’action pur et dur à la française. Cette oeuvre est dotée d’un réalisme implacable. Porté par Sami Bouajila, Sofia Lesaffre et Samy Seghir, ce polar est sanguin et nerveux. Il prouve ainsi que le cinéma d’action made in France peut s’imposer avec brio.

Synospis

Après sa fille de 18 ans Sarah, sa scierie familiale représente toute la vie de Said. Pendant des années, il a difficilement maintenu à flot son entreprise, principalement pour ses employés, tous des anciens détenus et jeunes en réinsertion. Mais un jour, l’un d’eux se sert de la scierie pour cacher une voiture bourrée de drogue. Lorsque le cartel auquel elle appartient débarque dans la scierie, Saïd et Sarah vont devoir tout faire pour la protéger. Ils ont un avantage : cette scierie c’est leur terre, ils en connaissent les moindres recoins…

Julien Leclercq et son cinéma d’action

Originaire du Nord de la France, Julien Leclercq se lance en 2004 dans la réalisation avec un court métrage auto produit intitulé Transit. Après cette première expérience, il fait ses premières armes en 2006 sur grand écran avec son premier long, Chrysalis. Après ce premier coup de maître, il enchaîne rapidement avec plusieurs succès tels que Braqueurs, L’Assaut, Lukas et Gibraltar. Deux projets sont actuellement en préparation pour 2020 et 2021 avec Sentinelle et un biopic sur Alain Prost.

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Extrait du film

Avec ce nouveau film d’action, le metteur en scène apporte du renouveau dans le genre. Lors d’un entretien, il déclare : « C’est une culture qui a bercé nos parents et nos grands-parents mais il faut la mettre au goût du jour. On ne fabrique plus et on ne raconte plus les mêmes histoires qu’il y a 30 ou 40 ans ». L’époque des policiers à la Delon ou Belmondo est très loin, pourtant, c’est ce que le cinéma français faisait le mieux. Avec La Terre et le sang, Julien Leclercq redonne de l’espoir pour l’avenir du cinéma de genre. 

Au cœur d’un polar costaud

C’est sans aucun doute l’une des plus grosses attentes sur la plateforme Netflix. En ces temps de confinement, la seule option va s’irriguer vers ce dernier afin de découvrir de nouvelles créations originales. Depuis le 17 avril, La Terre et le sang est disponible. Après un Assaut prenant et un Braqueurs puissant, le résultat était loin d’être décevant.

En effet, Julien Leclercq reprend les ingrédients qui ont fait son succès afin de nous proposer de nouvelles trouvailles. Dans le rôle titre, on retrouve Sami Bouajila, le comédien travaille pour la troisième fois avec le cinéaste après les thrillers Lukas et Braqueurs. Dés les premières images, le tension est palpable, le sang coule à flot et l’intrigue débute sur les chapeaux de roue. Le fil conducteur est lancé avec panache pour nous tenir en haleine jusqu’au bout.

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Extrait du film

Après une heure et demi, le film enregistre un parfait dosage entre action et polar noir, nous sommes séduit immédiatement. Bien que son scénario soit déjà vu et revu, la mise en scène signée par Julien Leclercq est affinée au millimètre. L’effet sonore et visuel nous transporte dans cette ambiance pesante avec les protagonistes. Le réalisme des diverses séquences d’action est dopé à la testostérone. Nous suivons chaque instant d’action avec ce petit effet jouissif.

Dans la veine de Total Western et Homefront, ce long métrage violent et rythmé nous promet de belles surprises au cœur d’un genre dépoussiéré qui en ravira plus d’un. De jolies prouesses du côté du casting avec un Sami Bouajila solide, une Sofia Lesaffre bluffante et un Samy Seghir prometteur.

17 avril 2020 sur Netflix / 1h 20min / Action, Drame
De : Julien Leclercq
Avec : Carole Weyers, Sami Bouajila, Eriq Ebouaney
Nationalités : Français, Belge

Jordan
Journaliste web culture & médias. Il est né en 1991, l’année de Terminator 2 : Le Jugement dernier de James Cameron. Enivré de culture et de cinéma, il est passé par de nombreux supports culturels, il contribue désormais à la rubrique cinéma de Be’Art Magazine depuis quelques années.

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