« Jurassic World : Fallen Kingdom », un monde perdu revisité

be art culture Jurassic World : Fallen Kingdom

Malgré une très bonne remise à niveau avec Jurassic World, Colin Trevorrow laisse la main au cinéaste espagnol, Juan Antonio Bayona. Ce dernier est aux commandes de Jurassic World : Fallen Kingdom, le second chapitre tant attendu de la saga. Depuis la sortie de Jurassic Park en 1994, la franchise bat tous les records au box office. Aujourd’hui, ce nouveau long métrage promet de nouvelles sensations à la fois jouissives et horrifiques.

Cela fait maintenant trois ans que les dinosaures se sont échappés de leurs enclos et ont détruit le parc à thème et complexe de luxe Jurassic World. Isla Nublar a été abandonnée par les humains alors que les dinosaures survivants sont livrés à eux-mêmes dans la jungle.

Lorsque le volcan inactif de l’île commence à rugir, Owen et Claire s’organisent pour sauver les dinosaures restants de l’extinction. Owen se fait un devoir de retrouver Blue, son principal raptor qui a disparu dans la nature, alors que Claire, qui a maintenant un véritable respect pour ces créatures, s’en fait une mission.

Arrivant sur l’île instable alors que la lave commence à pleuvoir, leur expédition découvre une conspiration qui pourrait ramener toute notre planète à un ordre périlleux jamais vu depuis la préhistoire.

Un nouvel opus et de nouveaux ingrédients

Plus de 20 ans après le premier film réalisé par Steven Spielberg, la nouvelle saga démarrée en 2015  sous le nom de Jurassic World est un franc succès. Aujourd’hui, Juan Antonio Bayona s’apprête à sortir un nouvel épisode de taille qui dépasse les espérances, tant dans la forme que dans le style. Le cinéaste espagnol avait marqué les esprits avec L’Orphelinat, son premier film sorti en 2008, et avait connu un réitéré l’exploit avec le film catastrophe The Impossible.

Colin Trevorrow, le metteur en scène du premier volet se dit attristé de ne pas pouvoir diriger ce nouvel opus. Cependant, le réalisateur tient a participer à cette nouvelle aventure hors norme en écrivant le script du film. Trevorrow déclare lors d’un : « Jurassic World 2 a fini par me prendre plus de temps et d’attention que je ne le pensais, juste parce que ça me tenait énormément à coeur. Je me suis surpris moi-même de voir combien je voulais être présent, en tant que scénariste, pour le réalisateur Juan Antonio Bayona ».

be art culture Jurassic World Fallen Kingdom personnage principal avec un petit dinosaure

Par son succès dithyrambique dans les salles, Jurassic World détient des scores pharaoniques. En effet, le film de Colin Trevorrow offre des chiffres démesurés avec 1 671 713 208 de dollars de recettes dans le monde lors de sa sortie en salles en 2015 pour un budget de 150 millions de dollars.

Avec de tels résultats, Bayona souhaite faire encore mieux que le premier film, pour ce faire, ce dernier mise sur un environnement similaire aux premiers longs métrages de la saga tout en y ajoutant un soupçon d’angoisse.

Avec L’Orphelinat qu’il réalise 10 ans auparavant, le spécialiste du genre souhaite apporter une touche personnelle qu’il affectionne particulièrement. Entre un effet fantastique, une once de drame et une dose bien agrémentée d’horreur, la surprise pourrait être amusante.

Une suite qui tient ses promesses

Quatre ans après le premier Jurassic World, c’est au Pathé Beaugrenelle que nous découvrons Fallen Kingdom, une suite se déroulant quelques années après les évènements catastrophiques survenus au sein du Park. Dès les premières minutes, nous retrouvons cet esprit angoissant que l’on avait dans Le monde perdu de 1997. L’effet Jurassic est immédiat, les clefs sont à nouveau respectées à la lettre avec des nouveautés indispensables afin d’apporter du sang neuf à la saga.

C’est ce que Juan Antonio Bayona propose avec brio sans oublions les fondamentaux du film original de 1993. En effet, le cinéaste livre un condensé d’action et d’aventure saupoudrés d’effets spéciaux à la pointe de la technologie. Si les premières minutes se font longues, les séquences suivantes promettent un spectacle d’envergure à l’image des premières heures de la franchise.

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Sur une irruption volcanique, Bayona fait très fort, il apporte de nouveaux codes ingénieux à la nouvelle franchise. L’idée est bonne, intégrer cette séquence catastrophe sur une ile deserte remplie de dinosaures. Derrière cette scène gorgée d’adrénaline, nous avons Chris Pratt, une tête d’affiche qui tient bien la route avec sa ficèle humoristique prévisible.

Face au héros, des espèces de dinosaures à la fois rares et dangereuses qui sont parfaitement reconstituées. Avec l’Animatronics, ce nouveau Jurassic World promet un réalisme sans pareil avec un dinosaure à échelle réelle. Bluffant et rythmé, dans chacune des scènes avec des dinosaures fictifs, une douzaine de marionnettistes, cachés derrière et dans les animaux afin de donner cet effet saisissant.

Parfois effrayant et tiré par les cheveux, Fallen Kingdom tient ses promesses avec un divertissement à gros budget qui en met plein les yeux. Juan Antonio Bayona laisse une empreinte angoissante sur quelques passages finaux affriolants. Fidèle à l’oeuvre originale et agrémentés d’éléments similaires au Monde Perdu, ce second volet est une lecture intéréssante sans pour autant créer la surprise.

Date de sortie : 6 juin 2018
Durée : 2h 09min
De : Juan Antonio Bayona
Avec : Chris Pratt, Bryce Dallas Howard, Jeff Goldblum
Genres : Aventure, Science fiction
Nationalité : Américain

Jordan Tissot
Journaliste web culture & médias. Il est né en 1991, l’année de Terminator 2 : Le Jugement dernier de James Cameron. Enivré de culture et de cinéma, il est passé par de nombreux supports culturels, il contribue désormais à la rubrique cinéma de Be’Art Magazine depuis quelques années.

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