Dans la veine de 2012 ou Indépendance Day, Greenland ne s’essaye pas à un nouveau genre, bien au contraire. Il réitère cet objectif apocalyptique sans innover. Cependant, nous découvrons un long métrage efficace qui redonne vie au cinéma estival. Au coeur du chaos, un Gerard Butler rassurant et conquérant dans l’ensemble de son parcours. Le film de Ric Roman Waugh est loin d’être le film de l’année. Toutefois on y retrouve cet engouement communicatif à découvrir un film catastrophe.

Une comète est sur le point de s’écraser sur la Terre et de provoquer un cataclysme sans précédent. John Garrity décide de se lancer dans un périlleux voyage avec son ex-épouse Allison et leur fils Nathan pour rejoindre le dernier refuge sur Terre à l’abri du désastre. Alors que l’urgence devient absolue et que les catastrophes s’enchainent de façon effrénée, les Garrity vont être témoin du meilleur comme du pire de la part d’une humanité paniquée au milieu de ce chaos.

Un énième film catastrophe

Pour la petite histoire, le projet initial devait être dirigé par Neill Blomkamp et emmené par Chris Evans, mais ceux-ci ont dû renoncer en raison de soucis d’emplois du temps. Après ce refus, le réalisateur Ric Roman Waugh et Gerard Butler décident d’embarquer pour l’aventure.

Pour ce blockbuster, le budget fut relativement mince, il est estimé à 44 millions de dollars, ce qui est peu pour un film apocalyptique. En effet, un film d’une telle envergure ne s’aligne pas à des gros projets similaires tels que Le Jour d’après qui avait coûté 125 millions, Armageddon 140 millions et 2012, 200 millions. Avec Greenland – Le dernier refuge, Ric Roman Waugh et Gerard Butler se retrouvent un an après La Chute du Président. A noter que les deux hommes devraient de nouveau collaborer pour Kandahar, un film d’action se déroulant en Afghanistan.

« Greenland - Le dernier refuge », un blockbuster simple et efficace 1
Greenland

Le divertissement de cet été s’annonce

La réouverture des cinémas est plus que jamais dans les esprits, nous avons découvert le blockbuster de l’été en avant première au Gaumont Champs Elysées. C’est sans aucun doute le film d’action du moment que vous pourrez découvrir dans les salles obscures. C’est un fait, avec une crise sanitaire qui dégrade le milieu, les cinémas proposent tant bien que mal le plus de films possible. Avec Greenland, nous avons notre dose d’action pour tout l’été. Sans innover dans le genre, le long métrage propose un récit apocalyptique qui nous tient en haleine de bout en bout.

« Greenland - Le dernier refuge », un blockbuster simple et efficace 2


Réaliste et rythmé, le film suit cette famille qui tente de survivre par tous les moyens à la fin des temps. Gerard Butler est indéniablement l’homme de la situation. Nous avions pu le voir dans la trilogie de La Chute de la maison blanche. Dans ce film catastrophe, on découvre un homme à la fois  brisé et solide qui fera l’impensable pour sauver sa famille.

L’idée première pour Ric Roman Waugh était d’imaginer un tel scénario catastrophe du point de vue du spectateur, en l’occurence vous et moi. Si Greenland s’avère être un film vu et revu dans sa forme, on ne peut ignorer son réalisme sans faille durant la première heure. A terme, la force du long métrage réside principalement dans la psychologie des personnages principaux.

Visuellement, nous sommes impressionnés avec ce petit quelque chose qui manque. Néanmoins, ce film reste l’une des bonnes surprises de cet été avec un rythme soutenu et un casting stable en tout point. Sans apporter du sang neuf au genre, Greenland se fait une toute petite place dans la longue liste des films catastrophes.  

Sortie : 5 août 2020
Durée : 1h 59min
Genre : Science fiction, Action
De : Ric Roman Waugh
Avec : Gerard Butler, Morena Baccarin, Scott Glenn
Nationalité Américain

Jordan
Journaliste web culture & médias. Il est né en 1991, l’année de Terminator 2 : Le Jugement dernier de James Cameron. Enivré de culture et de cinéma, il est passé par de nombreux supports culturels, il contribue désormais aux rubriques cinéma et art culinaire de Be’Art Magazine depuis quelques années.

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