SPECTACLE. Le théâtre Mogador rouvre enfin ses portes après plus d’un an de travaux, pour inaugurer la salle mythique parisienne, Stage Entertainment a souhaité faire renaitre le musical culte des années 80, Grease. Danny Zuco et ses amis frôlent désormais les planches du célèbre théâtre et nous offrent ainsi un show à l’américaine digne des plus grands classiques de Broadway. Cette réinvention est à la fois osée, drôle et originale, le cast est saisissant, l’esprit rentre indéniablement dans les cordes du genre sans fausse note.

Les débuts de Grease

C’est en 1971 que tout commence, Jim Jacobs et Warren Casey, deux compositeurs et scénaristes décident de créer un musical qui sort de l’ordinaire, une histoire d’amour se déroulant à la fin des années 50. Le 14 février 1972, c’est la première du show musical à l’Eden Théâtre de Broadway, le succès est au rendez-vous lors de sa première exploitation, Grease sera joué plus de 3000 fois. L’œuvre sera nommée pour 7 Tony Awards. Elle fut ensuite produite à Londres en 1974.

La comédie musicale est ensuite portée à l’écran quatre ans plus tard, le film éponyme est réalisé par Randal Kleiser, il est marqué par un duo iconique, Olivia Newton-Jones/John Travolta, le long métrage connait un succès dithyrambique. Très rapidement considéré comme une référence dans le genre, Grease enchaine les diverses adaptations sur les planches du monde entier.

Il était une fois un succès

Plus de 40 ans après sa première représentation à Broadway, Nicolas Engel et Véronique Bandelier imaginent un nouvel échantillon prometteur dans la veine des plus grands shows new-yorkais. Dès les premières notes, le ton est donné par le mythique Vince Fontaine.

L’apparition de décors et tableaux inoubliables sont à l’image des années 50, ces derniers confirment la réussite du spectacle, s’en suivra une succession d’ovations du public. Dès le lancement du musical, les premières notes annoncent la couleur et l’odeur d’une soirée riche en musique et en émotion.

Les créateurs de cette nouvelle version visent juste avec un condensé parfaitement millimétré, ils parviennent à trouver une distribution calibrée et talentueuse. Nous sommes immédiatement portés par les tubes puissants de Sandy Dumb