4 ans après Creed : L’Héritage de Rocky Balboa, sorti en 2015, Michael B. Jordan retrouve son personnage d’Adonis Creed pour un second volet musclé. A ses côtés, le chevronné Sylvester Stallone rempile lui aussi en tant qu’entraineur dans la peau de son protagoniste fétiche, Rocky Balboa. Ce nouvel opus est un retour aux sources avec un brin de nostalgie et une vengeance familiale, relatant des souvenirs du quatrième épisode de la saga Rocky.

Synopsis

La vie est devenue un numéro d’équilibriste pour Adonis Creed. Entre ses obligations personnelles et son entraînement pour son prochain grand match, il est à la croisée des chemins. Et l’enjeu du combat est d’autant plus élevé que son rival est lié au passé de sa famille. Mais il peut compter sur la présence de Rocky Balboa à ses côtés : avec lui, il comprendra ce qui vaut la peine de se battre et découvrira qu’il n’y a rien de plus important que les valeurs familiales.

be art culture « Creed 2 »: un opus puissant et vintage, Sylvester Stalone, portant un T-shirt gris une veste sombre et un cheapeau noir , Michael B. Jordan vêtu d'un peignoir de boxe noir et bleu à capuche avec ses gants, Tessa Thomson, portant une robe rayée noire et bleue tenant un micro dans sa main en train de parler; deux autres membres de l'équipe en arrière plan
Extrait du film

Quand l’élève suit les traces du maître

Lorsque Creed : L’Héritage de Rocky Balboa sort sur les écrans en 2015, personne n’imagine un tel succès. Initialement, tout part de la saga mythique saga Rocky qui débute dans les années 70. Le personnage a toujours été une véritable icône pour les millions de personnes à travers le monde entier. Avec le premier Creed, la flamme est dignement ravivée avec un nouveau protagoniste charismatique du nom d’Adonis Creed, le fils du célèbre Apollo Creed.

Si la saga Rocky avait fait les meilleures heures du cinéma américain, la relève s’annonce en bonne voie avec des ingrédients scénaristiques similaires et des training sessions implacables comme on les aime. Derrière la caméra de ce nouveau Creed, on retrouve Steven Caple Jr qui signe ici son second long-métrage après The Land, présenté au Festival de Sundance 2016.

be art culture « Creed 2 »: un opus puissant et vintage, Sylvester Stalone en tenue de coach bleu et blanche ou il est inscrit CREED en lettres blanches contourées rouges et Michael B. Jordan en tenue de boxe, torse nu gants de boxe blancs et bleus, short aux couleurs du drapeaux américain avec écrit CREED au niveau de la ceinture. ring de boxe et équipe sportive
Extrait du film

Si ce jeune réalisateur talentueux promet une vision prometteuse du second chapitre, la mise en scène devait être initialement dirigée par le célèbre interprète de Rocky Balboa. Sylvester Stallone préfère renoncer et se concentrer sur son interprétation dans le long métrage. Ryan Coogler, metteur en scène du premier volet, laisse ainsi la place à Steven Caple Jr. parti chez Marvel pour réaliser la saga Black Panther.

Pour cette nouvelle épopée au cœur de la boxe, des retrouvailles de taille sont au programme. En effet, ce nouveau long métrage est centré sur une vengeance familiale. Dans l’épisode 4 de la saga Rocky, la mort d’Apollo Creed, durant son combat contre Ivan Drago fait fureur. Plus de trente ans plus tard, la rancœur est plus que jamais présente dans les deux camps. Le pitch est simple : le fils d’Apollo est prés à en découdre face au fils de Drago pour un combat hors norme.

Un nouveau Creed dans la lignée du précédent ?

Ce lundi 7 janvier, c’était l’événement du jour, le CGR Paris Lilas réserve une avant-première de prestige, celle de projeter Creed 2 pour certains privilégiés. Après plus de deux heures sur le ring, que vaut cette nouvelle démonstration de force ?

Avec ce nouveau Creed, on retrouve toute cette énergie puisée dans les Rocky 3 et 4, cette rage de vaincre, ce désespoir et cette colère qui ronge le personnage principal. Dans un esprit vintage et édulcoré, ce nouveau chapitre s’essaye au meilleur de la saga des années 80 avec du bon et du moins bon.

be art culture « Creed 2 »: un opus puissant et vintage, Florian Munteanu, assis dans le coin du ring, en tenue de boxe, torse nu, gants blancs et rouges, chaussures de sports montantes blanches d'une célèbre marque, short blanc a ceinture rouge avec inscription, Dolph Lundgren dans son rôle de coach, jogging bleu, t-shirt rouge, chaussures rouges blanches et bleues. Tous deux le regards en direction de l'adversaire. 4 autres membres du staffs sportifs les entourent.
Extrait du film

Après Rocky Balboa, nous pensions que Sylvester Stallone tirerait sa révérence dans la peau de son personnage mythique. Contre toute attente, Sly campe ici son ultime interprétation du boxeur de Philadelphie, il y laisse une émotion forte et un marque indélébile.

Au cœur de ce deuxième Creed, on retrouve ce signe de maturité pour son personnage phare, Adonis est devenu champion du monde, il est sur le point de se marier et devenir père de famille. Des similitudes aux deux premiers volets des années 80. Si la mise en scène est moins affûtée que le premier film, on retrouve cependant cet âme et cette saveur électrique qui échappait au film de 2015.

Fort d’un effet nostalgique prenant, c’est un événement pour tous les fans du genre, les retrouvailles entre Rocky et Ivan Drago soulèvent une tornade de souvenirs lors de leur affrontement dantesque dans Rocky IV. Face à ce retour, le face à face porté par Michael B. Jordan et Florian Munteanu, un duo qui s’acclimate à sa génération et à son temps avec des séances d’entraînements faibles en quantité mais impressionnantes dans sa forme.

Sylvester Stallone à quand à lui prit définitivement la place de son mentor Mickey. Vieillit par le temps, il interprète cet entraîneur à la perfection qui redonne à Creed cette envie et cette hargne à l’image d’un œil du tigre légendaire. A la fois émotif, vintage et redoutable, ce Creed 2 est la digne relève d’une saga universelle.

Date de sortie : 9 janvier 2019
Durée : 2h 10min
De : Steven Caple Jr.
Avec : Michael B. Jordan, Sylvester Stallone, Tessa Thompson
Genres : Drame, Action
Nationalité : Américain

Jordan Tissot
Journaliste web culture & médias. Je suis né en 1991, l’année de Terminator 2 : Le Jugement dernier de James Cameron. Enivré de culture et de cinéma. Passé par de nombreux supports culturels, je contribue désormais à la rubrique cinéma de Be’Art depuis 2018.

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