Depuis son premier épisode sorti en 2013, American Nightmare déchaine les foules et rencontre un succès dithyrambique à travers le monde. Après une trilogie lucrative et relativement bien agencée, James DeMonaco, le réalisateur des trois premiers films cède sa place à Gerard McMurray pour American Nightmare 4 : Les Origines. Un nouveau chapitre qui revient sur les fondamentaux de la trilogie avec un départ des plus terrifiants pour cette toute première purge.

Pour faire passer le taux de criminalité en-dessous de 1% le reste de l’année, les « Nouveaux Pères Fondateurs » testent une théorie sociale qui permettrait d’évacuer la violence durant une nuit dans une ville isolée. Mais lorsque l’agressivité des tyrans rencontre la rage de communautés marginalisées, le phénomène va s’étendre au-delà des frontières de la ville test jusqu’à atteindre la nation entière.

Une saga en pleine expansion

Si James DeMonaco, réalisateur des précédents opus ne dirige par le quatrième, il est toutefois scénariste et producteur de ce nouveau volet, toujours supervisé par le pionnier de l’épouvante, Jason Blum. Ce quatrième épisode n’est pas une surprise, dès son lancement en 2013, American Nightmare s’affirme au box office comme étant une franchise très lucrative.

be art culture American Nightmare 4 : Les Origines film

Le premier volet rapporte plus de 91 millions de dollars dans le monde pour un budget de 3 millions, le second volet 112 millions pour un coût de 9 millions et le troisième 118 pour un budget de 10 millions. De ce succès est né l’idée de faire un film qui retrace les origines de la mythique et terrifiante purge annuelle.

Avec une série actuellement en développement, American Nightmare tient une place confortable en terme de longévité. Aujourd’hui, Andrew Form, le producteur de la saga précise que ce nouveau film sera assez différent des précédents, il met l’accent sur l’aspect intimiste et personnel. Selon ses propos dans le magazine Cinema Blend : « Cet American Nightmare parle de voisinage. Il y a beaucoup de choses similaires avec les précédents mais c’est vraiment spécifique à ce voisinage ».

Une routine qui séduit toujours et encore

Toujours aussi prévisible et horrifique, ce nouvel épisode d’American Nightmare reprend les bases d’une trilogie à succès qui s’accroit un peu plus chaque année. Le principe est toujours le même, une nuit par an, le gouvernement américain autorise ses habitants à commettre l’irréparable en toute impunité, des meurtres aux viols en passant par des vols à main armée.

Après un premier film qui installe cette terreur au cœur d’une maison isolée et encerclée, un second échantillon qui nous dévoile cette fois-ci le chaos qui règne dans la ville lors de la Purge annuelle. Le troisième opus est centré sur un cartilage politique afin d’interdire cette nuit sanglante. Trois films qui empruntent un fil conducteur similaire avec des fondements différents, attisant ainsi la curiosité d’un public en demande.

Mais pour ce nouveau projet, les producteurs de la franchise souhaitent faire peau neuve avec de nouveaux personnages, un retour aux sources et une dynamique encore plus angoissante que les trois premiers longs métrages. Pour rafraîchir la saga, une Origin Story est rapidement mis sur les rails afin de connaitre la raison pour laquelle cette purge est apparue. 

Après plus d’une heure et demi, cette nouvelle purge passe et laisse toujours un peu perplexe par ce sentiment de répétition et de manque d’ingéniosité. Si l’aspect scénaristique n’est pas au sommet, l’idée de renouveau et de préquel est en revanche bien établi sur la longueur. Gerard McMurray promet toujours autant de frissons et sa dose d’horreur bien ajustée.

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Le cinéaste propose un volet encore plus violent que ses prédécesseurs où nous suivons un groupe de protagonistes déterminés à survivre à cette terrible nuit. Les moyens sont mis à disposition pour offrir un long métrage crédible à souhait et un pitch classique qui stimule toujours le spectateur. La franchise s’entoure d’un casting méconnu du grand public comme à son habitude, un élément qui fonctionne sans problème. 

Concentré sur un angle politique, la purge mêle à la fois l’action, l’horreur et le gouvernement sans qui cette nuit n’aurait jamais eu lieu. Si l’effet de surprise n’est plus la, nous sommes pour autant satisfait de ce préquel informatif et rythmé comme il faut. Gerard McMurray tient bon face à son prédécesseur et exécute la tâche sans faillir.

Date de sortie : 4 juillet 2018
Durée : 1h 42min
De : Gerard McMurray
Avec : Y’lan Noel, Lex Scott Davis, Joivan Wade
Genres : Thriller, Epouvante-horreur
Nationalité : Américain

Jordan Tissot
Journaliste web culture & médias. Je suis né en 1991, l’année de Terminator 2 : Le Jugement dernier de James Cameron. Enivré de culture et de cinéma. Passé par de nombreux supports culturels, je contribue désormais à la rubrique cinéma de Be’Art depuis 2018.

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