Dix ans après Avatar, Alita : Battle Angel est la nouvelle création du producteur Jon Landau. Il revient sur le devant de la scène avec un nouveau film dans la veine d’Elysium et Matrix. Derrière la caméra, on retrouve Robert Rodriguez (Desperado, Une nuit en enfer), un metteur en scène ingénieux et atypique. Avec son histoire d’amour à l’eau de rose et des séquences de combats impressionnantes, Alita fait mouche en offrant une production familiale et divertissante.

Synopsis de Alita : Battle Angel

Alita se réveille sans aucun souvenir de qui elle est, dans un futur qu’elle ne reconnaît pas. Dès lors, elle est accueillie par Ido, un médecin qui comprend que derrière ce corps de cyborg abandonné, se cache une jeune femme au passé extraordinaire.

Ce n’est que lorsque les forces dangereuses et corrompues qui gèrent la ville d’Iron City se lancent à sa poursuite qu’Alita découvre la clé de son passé: elle a des capacités de combat uniques, que ceux qui détiennent le pouvoir veulent absolument maîtriser. Si elle réussit à leur échapper, elle pourrait sauver ses amis, sa famille, et le monde qu’elle a appris à aimer.

Par le producteur de Titanic et Avatar

Lorsque James Cameron et son producteur Jon Landau (Titanic, Avatar) s’associent sur un projet au cinéma, c’est un événement sans nom. Cameron est très désireux d’adapter Gunnm, (célèbre manga né de la plume de Yukito Kishiro au début des années 1990) au cinéma.

Si le cinéaste du film aux 21 millions d’entrées est surchargé de travail par les suites d’Avatar, il recommande en revanche Robert Rodriguez. Ce dernier est donc à la tête d’Alita: Battle Angel une production à gros budget qui suit Avatar de très près.

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scène du film

Avec un style bien à lui et des genres inhabituels, le cinéaste à la confiance de Cameron afin d’amener ce projet vers une contrée lointaine : le sucée. De Desperado à Une nuit en enfer en passant par la prometteuse saga Spy Kids, le réalisateur navigue avec plusieurs armes.

Pour le grand public, Alita: Battle Angel débarque partout dans le monde sans que personne connaisse les origines de l’oeuvre. Tout commence avec Gunnm, un manga écrit et dessiné par Yukito Kishiro, comportant neuf tomes. Ces ouvrages sortent pour la première fois entre 1990 et 1995 dans le magazine Business Jump.

La première version française est quant à elle sortie entre 1995 et 1998 aux éditions Glénat. La particularité de ce manga, se rattachant au genre cyberpunk, réside dans sa violence extrême et sa vision très noire de l’humanité, ce qui n’empêche pas certains personnages d’avoir des sentiments très profonds, contrastant de manière radicale avec leur environnement.

Alita : une oeuvre ambitieuse ?

Quand Avatar rencontre Roméo et Juliette, ça nous donne un Alita : Battle Angel nerveux et bien huilé avec des ingrédients similaires aux grosses productions signées Jon Landau. Le résultat est toujours une bonne surprise sans pour autant être un raz-de-marée retentissant comme l’a été Avatar il y a 10 ans. A la fois typique et efficace, le long métrage pioche une succession d’ébauches dans plusieurs films à succès.

Un mémoire dans la peau futuriste pour la première demi-heure, un Elysium pour la seconde avec un monde meilleur dans les airs et un savoureux reflet d’Avatar pour son histoire d’amour prévisible à souhait. Un premier point existentiel qui ne pouvait pas passer entre les mails du filet, cependant, si Alita est déjà vu et revu dans les salles obscures, le divertissement est plus que jamais présent.

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scène du film

Le premier risque était d’incruster le personnage principal d’Alita interprété par Rosa Salazar avec de la motion picture et du numérique. A terme, le résultat est bluffant, la beauté visuelle est remarquable, l’effet est plus vrai que nature à s’y tromper. D’un point de vue scénaristique, au cœur de ce Alita cousu de fil blanc, on retrouve des scènes d’action drôles et familiales dans la veine de Ready Player One et Course à la mort.

Entre réalité et fiction

Nous découvrons un univers futuriste bien calibré et réaliste qui fait preuve d’imagination et justesse. Ce premier gros long métrage signé Robert Rodriguez montre que le cinéaste peut se diversifier à tous les genres et offrir un travail de qualité. Si le film repose sur un Blockbuster à 90%, le reste laisse une petite place a de beaux moments d’émotion et une fresque amoureuse délectable entre une fille normale qui se compose de parties cybernétiques et un garçon humain de toute part.

En bref

La réunion Rodriguez/Cameron/Landau nous fait frémir sans pour autant nous scier dans son fil conducteur. L’ensemble reste rythmé et récréatif dans un monde futuriste ou rodent machines bioniques et humains. La relation père/fille entre Rosa Salazar et Christoph Waltz est intéressante, bien que charismatique, l’ennemi peine à exister en la personne de Mahershala Ali. Par cette osmose révolutionnaire entre le virtuel et la plastique, le tout fonctionne à merveille.


Date de sortie :13 février 2019
Durée : 2h 01min
De : Robert Rodriguez
Avec : Rosa Salazar, Christoph Waltz, Jennifer Connelly
Genres : Science fiction, Action
Nationalités : Américain, Argentin, Canadien

Jordan Tissot
Journaliste web culture & médias. Il est né en 1991, l’année de Terminator 2 : Le Jugement dernier de James Cameron. Enivré de culture et de cinéma, il est passé par de nombreux supports culturels, il contribue désormais à la rubrique cinéma de Be’Art Magazine depuis quelques années.

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