Réchauffez-vous avec un chocolat chaud Incas. Gourmand, réconfortant et riche en saveurs, succombez à cette recette venue tout droit des confins de l’histoire pour notre plus grand plaisir.

La recette

Pour 4 à 8 personnes
Temps de préparation ≈ 20 minutes
Temps de cuisson ≈ 15 minutes

Ingrédients :

– 200 g. de chocolat noir
– 1 c. à s. de cacao amer en poudre
– 1 L. de lait écrémé
– 2 bâtons de cannelle
– 4 étoiles de badiane
– 1 gousse de vanille
– 1 clou de girofle
– 2 pincées de piment d’Espelette moulu
– 2 c. à s. de sucre roux en poudre
– 1 paquet de marshmallow

be art art culinaire recette gourmande Chocolat chaud Incas : puissant et délicat à la fois! mur de chocolat chaud parfumé à l'orange dans un mug marron et blanc sur une table en bois sur laquelle repose des barres de chocolat noir, des fèves de cacao, une gousse de vanille et une graine de badiane avec des billes en chocolat noir, au lait et dulcey inscrivant le mot "chocolat"
Chocolat chaud épicé parfumé à l’orange

Préparation :

– Faites fondre votre chocolat au bain marie
– Ajoutez le lait, sucre, le cacao en poudre, et remuez à l’aide d’un fouet
– Remettre à feu doux 5 minutes en y ajoutant les épices et remuez
– Arrêtez le feu et laissez infuser votre préparation 20 minutes
– Passez votre préparation à l’aide d’une écumoire et faîtes réchauffer votre chocolat chaud Incas

Installez-vous à présent confortablement, votre mug en main, et poursuivez la lecture sur la découverte du chocolat.

be art art culinaire recette gourmande Chocolat chaud Incas : puissant et délicat à la fois! Sur plateau en bois avec des billes de chocolat noir au lait et dulcey, une cuillère à café en inox, un mug marrons et blanc rempli de chocolat chaud avec un bâton de cannelle, de la poudre de cacao et des marshmallows
Chocolat chaud Incas, marshmallows et bâton de cannelle

Cacahuaquchtl : l’arbre de la gourmandise

Tout commence en Amérique centrale d’où serait originaire le cacaoyer. La civilisation Olmèque aurait été la première à en consommer le produit issu de cet arbre, nectar des dieux. Cette boisson devient symbole de pouvoir, codifiée et pour certaines occasions. Elle se répandit sur le continent, de peuple en peuple. Les Mayas appelaient d’ailleurs cet arbre Cacahuaqucht.
La cabosse est le fruit du cacaoyer. Elle renferme les fèves de cacao qui, suite à un long processus de transformation, offre le chocolat.

be art art culinaire recette gourmande Chocolat chaud Incas : puissant et délicat à la fois! Cabosses factices, 5 jaunes et 2 vertes, entières sauf une coupée en deux dans laquelle on peut voir les fèves de cacao, des feuilles de cacaoyer l'ensemble reposant sur un marbre blanc
Cabosses factices (Valrhôna: musée du chocolat)

Le chocolat chaud : Un Nectar divin

Dans le livre de la Genèse Maya, la légende du chocolat nous est contée.
Décapité par les seigneurs de Xibalba, la tête du héros Hun Hunaphu est pendue à un arbre mort.  Soudain, des fruits en forme de calebasse poussent. La tête crache alors dans la main d’une jeune fille de Xibalba qui tombe subitement enceinte.
Les Aztèques ont associé le chocolat à Xochiquetzal, la déesse de la fertilité. Ils attribuaient au chocolat des vertus aphrodisiaques. Il était consommé ainsi pour les grandes cérémonies de la vie : le mariage, la mort et également dans les rituels de purifications.

be art art culinaire recette gourmande Chocolat chaud Incas : puissant et délicat à la fois! fèves de cacao entières, brisées, émiettés et en poudre sur un marbre blanc
Fèves de cacao (Valrhôna: musée du chocolat)

Retour du nouveau monde

Le chocolat n’est parvenu en Europe qu’à partir du  XVe siècle avec la découverte du nouveau monde des grands explorateurs.
Christophe Colomb ramena lors d’une de ces expéditions quelques fèves qu’il confondit avec des crottes de chèvres et les jeta par-dessus bord.
Herman Cortès, pris pour un dieu lors de son arrivée sur les rivages américains se vit offrir cette boisson. Mais à l’époque son goût n’était pas exactement celui qu’on lui connaît aujourd’hui. Le chocolat était épais, amer et épicé. Néanmoins il en ramena sur le continent. Peu à peu la recette s’adapte aux palets occidentaux en lui rajoutant notamment du sucre. Dès lors la boisson fait son entrée dans les grandes cours d’Europe.

be art culture Valrhôna : sur les traces de la cité du chocolat, sac en toile de jute de graines de cacao de production Venezuela
Sac en toile de jute de graine de cacao de production Vénézuela

Victime de son succès

Le chocolat devient un commerce lucratif. Il se démocratise dès les années 1820 grâce à des grands noms que l’on connait toujours aujourd’hui : Cailler, Van Houten, Lindt. En barre, en poudre, solide ou liquide, blanc, noir ou au lait. Il y en a pour tous les goûts.  Le chocolat devient un métier, une entreprise, une vocation. Un musée lui est dédié en France ; de grandes chocolateries foisonnent dans chaque ville. Le chocolat s’invite toujours pour les moments romantiques, les célébrations, et procurent toujours cette sensation de réconfort sur les papilles.

be art culture Valrhôna : sur les traces de la cité du chocolat, tablettes de chocolats de différentes plantations et teneur en cacao
Tablettes de chocolats Valrhôna

Alors résister vous à l’envie d’une tasse maintenant?

Roო’In
Plus qu’une passion : un style de vie. Historien de l’art et archéologue de formation, Roო’In a souhaité faire partager son amour pour la culture associé à celui pour la cuisine afin de les rendre accessible à tous. Bien manger, apprendre et découvrir sont ses maîtres mots.

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