La Cité Internationale de la Gastronomie de Lyon ouvre enfin ses portes le 19 octobre prochain à 10h. C’est l’événement à ne pas rater en cette fin d’année.
Quatre temples de la gastronomie sont appelés à se développer en France entre Dijon, Rungis et Tours. Lyon sera le premier. Chacun aura sa propre thématique. La ville de Lyon a choisi de mettre en avant la relation entre santé et nutrition: un sujet pleinement d’actualité.
Lyon et la gastronomie
Considérée comme la capitale de la gastronomie française, Lyon est ville de tradition et de réputation culinaire. Sa renommée dépasse les frontières. Il était donc naturel d’y développer le concept d’une Cité de la Gastronomie. La gastronomie française, dont lyonnaise, sera mise en avant, pour tous et accessible à tous.
La gastronomie est considérée comme un art de vivre depuis l’Antiquité. Lyon a d’ailleurs toujours tenue une position stratégique de production et de diffusion.
La région est riche, avec un terroir divers et varié. On y retrouve des vins, des élevages agricoles de qualité, des mets spécialisés. Tous ces produits sont servis dans plus de 4000 restaurants répertorié. Lyon est ainsi la ville concentrant le plus grand nombre d’établissements en France.

Autour de la gastronomie et de l’alimentation
Lyon regroupe aussi une concentration de grands chefs. Citons le regretté Paul Bocuse, Christian Têtedoie, Mathieu Viannay ayant repris les cuisines de feu Eugénie Brazier, grande dame figure de la gastronomie lyonnaise, Christophe Roure ou encore Takao Tokano et bien d’autres.
Lyon est aussi un centre névralgique de la cuisine où l’on trouve de nombreux événements culinaires. Citons le SIRHA ; Lyon Street Food Festival, les salons autour du vin, du goût etc.
La ville se veut à la pointe des dernières tendances. Mieux manger pour être bien, voilà le leitmotiv des professionnels de la cuisine, de la ville et de la Cité de la Gastronomie.

Un lieu chargé d’histoire
La Cité de la Gastronomie a investi l’un des bâtiments emblématiques de la ville de Lyon : l’Hôtel Dieu. Avec sa façade monumentale en pierre de taille blanche signée Jacques-Germain Soufflot, sa chapelle XVIIe, et son dôme majestueux daté du XVIIIe, ce monument situé sur les berges de Rhône a su traverser les âges et s’adapter.
Néanmoins la Cité de la Gastronomie n’occupe pas tout l’édifice ; seulement une partie et non pas des moindre. En effet, elle s’est implantée en plein cœur de l’Hôtel Dieu qui se trouve également être la partie la plus ancienne datée du XVI-XVIIIe siècle. Un seul mur reste d’origine, semblant résister à l’usure du temps et de l’homme. L’ensemble de l’édifice a fait l’office d’une vaste campagne de restauration permettant aux lieux de retrouver leurs fastes d’antan.

L’Hôtel Dieu du mythe à la réalité
Tout commence en 542. Selon les dires, un premier établissement hospitalier est érigé sur la rive droite de la Saône, sous l’instigation du roi Childebert Ier et de la reine Ultrogothe répondant à la demande de l’évêque de Lyon.
Vers l’an mil, l’Ordre des frères pontifes en charge de la construction de ponts, décident de construire un hôpital sur la rive droite du Rhône afin de recueillir et soigner ouvriers et pèlerins. Ancêtre de l’hôtel Dieu, cet hôpital du Pont du Rhône avait une taille et un décorum bien plus modeste que celui d’aujourd’hui.
Il changea régulièrement de propriétaire et de nom, chacun apportant sa touche personnelle à l’édifice. Une chapelle fut érigée, les locaux agrandis face à l’expansion d’une population de plus en plus nombreuse. Néanmoins, il ne reste plus rien des premiers jours de l’édifice. Tout fut rasé et reconstruit au XVIIe siècle.

L’un des dômes de l’Hôtel Dieu qui abrite aujourd’hui la Cité de la Gastronomie: le dôme des Quatre-Rangs, a été érigé à cette période. Il repose sur un plan en croix inspiré de l’Ospedale Maggiore de Milan. cette forme permettait une compartimentation des malades selon le sexe, les blessés et les fiévreux. Aujourd’hui cette compartimentation demeure autour d’un autel à double face et de son chancel. Chaque salle aura sa thématique bien précise entre histoire, tradition actualité et modernité.

De grands noms
Beaucoup de VIP historiques sont passés par l’Hôtel Dieu. Outre certains rois de France et hauts dignitaires de la Cour de France, architectes, artistes et médecins de renoms ont marqué l’histoire de leur passage. Citons par exemple François Rabelais qui bien connu en tant qu’écrivain a aussi été médecin. Citons également Michel de Nostredame plus connu sous le pseudonyme Nostradamus ; l’architecte Soufflot a qui l’on doit la façade monumentale ou encore le scientifique Étienne Destot qui créa le premier centre de radiologie en France.
Désormais de grands noms de la cuisine investiront l’Hôtel Dieu et plus particulièrement la Cité de la Gastronomie pour le plus grand plaisir de tous.
La Cité de la Gastronomie : un nouveau concept
La Cité Internationale de la Gastronomie s’étale sur 4 étages soit environ 4000 m² dans la partie la plus ancienne de l’Hôtel Dieu .Chaque étage est dédié à un espace défini autour du même thème : la découverte de la gastronomie.
La boutique et cafétéria
Au rez de chaussé, on retrouve la billetterie, la boutique de la Cité ainsi que la cafétéria où vous pourrez vous restaurer, discuter, et déguster les dernière nouveauté du moment.
Le dôme des Quatre-Rangs, carrefour thématique
Le visiteur pénètre ensuite à proprement parlé dans la Cité de la Gastronomie en s’émerveillant sous le dôme des Quatre-Rangs. Juste au-dessus de l’autel l’artiste et maître verrier Vincent Breed a créé pour l’occasion une œuvre contemporaine : une dalle de verre sur laquelle repose 13 couverts sur 14. Selon les dires, Au XVIIIe s, on soignait les malades avec la nourriture. Ayant la meilleure réputation des hospices de France, on raconte que 13 malades sur 14 guérissaient.

L’exposition permanente
Espace musée, le premier étage est celui où le visiteur découvre « l’histoire de l’alimentation à travers les âges et les continents ». Il se sensibilise à « savoir mieux manger pour vivre ». Il est immergé dans un bouchon lyonnais, convié par les plus grands noms de la gastronomie locale mais aussi il se voit invité à découvrir chaque étape d’un repas gastronomique. Du champ à l’assiette en passant par le rite sociétale et culturel du partage convivial d’un repas ; « les arts de la table » n’auront plus aucun secret.


A ne pas rater , l’apothicairerie de la Charité. Un espace hors du temps avec ses boiseries somptueuses d’époque. Cela nous fait découvrir la relation intime entre cuisine et médecine tout en voyageant à travers les siècles.


L’apothicairerie 
L’apothicairerie
Au cœur d’une préoccupation certaine concernant l’alimentation d’aujourd’hui et de demain, le visiteur via une salle moderne, cosy et dédiée va pouvoir satisfaire sa soif d’informations. Quelle nourriture pour l’avenir? Quels sont les effets de la surconsommation et de l’élevage de masse? Qu’en est-il du bien être animal? etc.

Et demain? 
Et demain?
Le Gastro’Lab et l’espace Miam Miam
Le deuxième étage est celui des petits et des grands en mal d’apprendre.
Avec le Gastro’Lab ; le visiteur est à même de côtoyer les dernières tendances dans le domaine de l’alimentation. Il s’agit d’un espace de coworking où des ateliers découvertes et participatifs sont proposés.
L’espace Miam Miam est un espace pédagogique destiné à l’apprentissage. Le visiteur de tous âges peut découvrir les cycles de l’alimentation. Ainsi il trouvera réponse à toutes les questions qu’il se pose à l’aide d’un large panel d’outils muséographiques.

Espace miam miam – Gastro ludothèque 
Espace miam miam

L’atelier des chefs
Le dernier étage est consacré aux chefs en résidence. Ils proposent des ateliers découvertes. Observation et explication puis dégustation dans l’espace prévu à cet effet (à condition de s’être acquitté de ce privilège à la billetterie).
Cet étage est également celui des expositions temporaires où divers thèmes autour de l’alimentation seront proposés tout au long de l’année. Parmi les thèmes attendu: un tour du monde de la gastronomie, accent sur un aliment/ingrédient, etc.

Le premier à ouvrir le bal est Régis Marcon, parrain de la Cité et chef trois fois étoilés de Saint-Bonnet-le-Froid en Haute-Loire.
En bref !
La Cité Internationale de la Gastronomie est le lieu incontournable de cette fin d’année. Que vous soyez lyonnais résidents ou juste de passage n’hésitez pas à franchir les portes du grand Hôtel Dieu et venir visiter ce nouveau concept. Les lieux sont absolument époustouflants ; ouvert 7 jours sur 7 de 10h à 19h avec une nocturne jusqu’à 22h une fois par semaine.
Combien ? Les prix d’entrée à la Cité de la Gastronomie pour visiter les espaces musées sont de 12€ plein tarif pour les adultes et 8€ pour les enfants de 5 à 15 ans et tarif réduit. Les demandeurs d’emploi devront s’acquitter de 3€. Enfin la cité est gratuite pour les enfants de moins de 5 ans et les accompagnateurs de personnes à mobilités réduite.
Si vous souhaitez une expérience inédite et gustative prévoyez de multiplier par deux le billet d’entrée. Vous pourrez assister à une dégustation gastronomique comprenant 3 amuses bouches ainsi qu’une boisson alcoolisée* ou non.
* Attention l’abus d’alcool est dangereux pour la santé




