Avant toute chose, procédons ensemble à un bref historique du musée. Il fut inauguré en 1961. Il se situe dans l’aile Est du Palais de Tokyo. Deux parcours nous sont proposés, d’une part à travers les collections modernes et d’autre part les collections contemporaines.

Nous avons débuté notre visite par la Salle Henri Matisse (1869-1954), sur le mur domine son œuvre La Danse inachevée, de 1931 (huile et fusain sur toile). Elle se  constitue de trois panneaux. Les personnages se veulent être en mouvement. Matisse fut préoccupé tout au long de sa vie par le mouvement des corps, qui crée une véritable dynamique dans son œuvre. Des thèmes chers au peintre se dégagent tels que la danse, la musique. De l’autre côté de ce grand mur, on retrouve à nouveau une œuvre de Matisse cette fois, La Danse, datée de 1931-1933.

Une œuvre de Daniel Buren (1938- )lui fait face. Il s’agit de  Mur de peintures crée de 1966 à 1977. Le choix de présenter deux œuvres diamétralement opposées est très original.

À présent arrêtons-nous sur une oeuvre assez curieuse de l’artiste Douglas Gordon né en 1966, d’origine écossaise. Il s’agit de Pretty Much Every Video and Film from about 1992 until now… En 2003, lorsque le musée acquiert son œuvre, on compte alors 39 moniteurs. Aujourd’hui, on en compte 101 au total. Grâce à cette œuvre, le musée est le seul à posséder autant de pièces vidéos de l’artiste. Les moniteurs sont placés sur des cartons d’emballage de bières. L’artiste s’explique sur ce choix en disant qu’il a toujours été un grand amateur de bières. Lorsqu’il était étudiant il fabriquait des meubles avec des cartons de bières, il a donc voulu remettre ici sa vision du bricolage à l’honneur ici. Étonnant ! L’ambiance général de l’œuvre est assez étrange, entre obscurité et bruits assourdissants. Le son tient une grande importance dans son œuvre.  Notre vision partiellement occultée mène à un moniteur où il est inscrit : Welcome to my world. On comprends bien que nous entrons directement dans l’univers très fermé de cet artiste.

Dans une pièce non loin de l’installation vidéo se trouve un ensemble d’œuvre de Christian Boltanski., artiste parisien né en 1944. On se souvient de l’édition de Monumenta en 2010 consacré à l’artiste. Le vêtement est une manière de retranscrire le portrait de la personne absente. La présence abondante de ces vêtements mettent assez mal à l’aise le spectateur. Ce dernier n’aurait qu’une seule envie : fuir ! Mais il est prit en tenaille jusqu’à la salle qui abrite Les Abonnés du téléphone.

Les trois salles consacrées aux œuvres de Boltanski émanent véritablement une présence humaine. La dimension humaine qui surgit de ces vêtements abandonnés est presque supérieure à la Réserve du Musée des enfants I et II pourtant constituée de portraits d’enfants. Les vêtements nous amènent à méditer sur la réelle présence de l’humain et son histoire dans l’œuvre de Boltanski.

Salle Christian Boltanski

 Salle Christian BOLTANSKI

Salle Christian BOLTANSKI

Salle audiovisuelle
Douglas Gordon

 

 Lucie

 

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