Voilà une des expos à ne pas manquer en ce début d’année 2015 ! De Paris à Vienne, il n’y a qu’un pas, si si ! Klimt en est la preuve ! Pas moins de 180 œuvres réunies dans les salles de la Pinacothèque de Paris. Alors venez voyager en Autriche au cœur de l’Art Nouveau et découvrir les premières œuvres de Klimt ; de ses dessins aux traits très fins en passant par ses œuvres plus imposantes comme la frise de Beethoven ici reconstituée pour le plus grand plaisir des visiteurs. Elle mesure plus de 34m de long.

Klimt (1862-1918), fils d’un orfèvre ciseleur et d’une chanteuse lyrique a eu une carrière mouvementée. On pense aux œuvres Philosophie, la Médecine et la Jurisprudence qu’on qualifia à l’époque d’œuvres pornographiques. Il est connu du grand public comme le peintre du Baiser qu’il réalisa en 1906-1908. L’exposition à la Pinacothèque de Paris présente le travail de Gustave Klimt mais pas seulement.

On retrouve de nombreux artistes qui comme Klimt ont fait partis de la Sécession Viennoise. En matière de décoration, Josef Hoffmann et son mobilier. Les frères de Klimt, Ernst et Georges font également partie de l’exposition. Vous l’aurez sans doute compris, la Sécession Viennoise a pour chef de file Gustave Klimt. Leur but est de montrer que l’art pictural vise un domaine plus large en s’ouvrant à de nombreuses disciplines. La diversité des matériaux utilisés est considérable. De nombreux médiums sont mis à l’honneur : la peinture, la sculpture, la photographie mais aussi l’héliogravure, la décoration à travers notamment le mobilier d’Hoffmann. On assiste là à une véritable réflexion sur l’art. Une volonté d’œuvre d’art totale émerge très rapidement.

Pour le commissaire de l’exposition et conservateur du musée du Belvédère à Vienne, Alfred Weidinger, il était important de tout représenter. Toutes les formes d’art avaient leur raison d’être à l’époque et la retrouvent au sein de l’exposition. L’exposition se clôture par les premiers expressionnistes avec la figure d’Oskar Kokoschka. Klimt décorateur  Selon Alfred Weidinger, Klimt était avant tout un décorateur plus qu’un peintre. D’ailleurs, l’application à la feuille d’or n’en serait-elle pas une preuve ? Opulence décorative voilà comment pourrait-on qualifier le travail de Klimt.  Représenter la femme sans idéalisation  Tour à tour, il représente des femmes fragiles, fatales, sensuelles. Judith incarne pour lui totalement la femme fatale. Ses nus aux courbes sinueuses, tentent de se rapprocher le plus justement de la réalité

 

 

Gustave Klimt Portrait féminin, 1894, Belvédère, Vienne
Gustave Klimt, Portrait féminin, 1894, Belvédère, Vienne

 

 

G. Klimt, Frise de Beethoven
G. Klimt, Frise de Beethoven, 1902

 

Détail de la Frise Beethoven
Détail de la Frise de Beethoven, Klimt

 

G. Klimt, nu féminin-beart
G. Klimt, nu féminin assis aux cheveux longs (Ève), 1917, crayon sur papier

 

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G. Klimt, Médecine (deuxième version), 1903, héliogravure

 

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G. Klimt, Philosophie ( deuxième version), 1903, héliogravure

 

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Rudolf Koppitz, Printemps, 1913, tirage gélatino-argentique

 

Oskar Kokoschka, le Trésorier, 1910, huile sur toile, Belvédère, Vienne
Oskar Kokoschka, le Trésorier, 1910, huile sur toile, Belvédère, Vienne

 

Gustav Klimt, Judith 1901, Belvédère
Gustave Klimt, Judith 1901, Belvédère

Informations pratiques :

Au temps de Klimt, la Sécession à Vienne

Pinacothèque 2

8, rue Vignon

75009 Paris

12/02/2015 au 22/06/2015

Plus d’informations ici

Lucie

 

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