CotonDoux crée des chemises et des chemisiers uniques, incorporant la matière dans la mémoire.

Depuis qu’un calvicieux à lunettes et blouse blanche a décodé nos 46 chromosomes, on sait que l’âme n’existe pas. D’ailleurs où serait-elle située ? Où dans le cerveau ? Comment mes idées commanderaient mes muscles et mes glandes surrénales ? Non, c’est fini, on ne croit plus en l’âme et ses après-la-mort qui chantent éternellement longtemps. Alors, comme il ne nous reste plus que le Carpe Diem, il faut dépenser le prix du labeur dans les vêtements, les chaussures, les sacs à main et le parfum. Laissons le bas de la pyramide de Maslow aux hommes (faut qu’ils servent à quelque chose).

Ce que nous sommes est la mémoire de ce qui nous arrive, qui s’étale sur la durée et se frotte au présent. Les frottements sont nos interprétations d’aujourd’hui par hier, l’originalité du résultat est ce que nous appelons « JE ». Voilà, il n’y a plus que de la matière qui se frotte sur la durée, formant une mémoire. Au début une jeune mémoire courte très affectée, très intempérante, très volontaire, puis une mémoire trop forte sur le réel, trop imposante sur la perception, trop cimentée, trop arthrosée. Ceux sont ça les « MOI » qui doivent s’ouvrir pour se construire, découvrir pour devenir.

MOIMatière + Mémoire

Entrer dans une boutique CotonDoux. Rapidement un chemisier arrête votre regard. Que s’est-il passé ?

Un vêtement n’est pas n’importe quel achat : c’est ce qui couvrira mon corps, ce qui me fera paraître autre ou moi, ce qui prolongera ma ligne, ma démarche, mon allure, ma personnalité. Le chemisier est une matière prête à me continuer dans l’espace, prête à m’accompagner sur une durée de ma vie.

Un chemisier CotonDoux est l’étendard d’un motif, d’un dessin, d’une photo, répété régulièrement, rappelant un thème, une notion, un goût, un métier. Rappelant mon enfance de bonbons, mon goût pour la viande rouge, mon passé gothique, mes souvenirs dans les barres d’immeuble, ces interdits qui m’arrêtaient, les sodas que je voulais, ma vie. Il y a une mémoire enfouie, présente en creux dans chacun de mes mouvements, invisible et révélée sur ce chemisier. Ma mémoire se reconnaît imprimée sur le vêtement CotonDoux ; le porter affichera mon MOI ; je serai la seule à deviner ce sens caché personnel.

CotonDoux est loin des clins d’œil comiques, loin de la distance et pleinement dans la rencontre de la matière imprimée d’une mémoire. Incorporé, le vêtement devient moi, parle pour moi, non pas de moi mais avec ma voie, mon style. Mon chemisier CotonDoux devient ma parole, mon âme.

Je vis ici. Mon vêtement incorpore mon JE dans la société. J’existe.

 

Notre sélection 2016 sur CotonDoux

Par Bénédicte

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Lucie BARRAGAN
Lucie Barragan, est la Rédactrice en Chef de l'édition française de Be'Art Magazine depuis 2014, et experte reconnue dans les e-RP et la stratégie digitale. Elle vit actuellement à Paris.

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